Une analyse complète des facteurs de stress génétiques et environnementaux

Une analyse complète des facteurs de stress génétiques et environnementaux

En tant qu'initiative stratégique de l'IGTP, GCAT (Genomes for Life) continue d'apporter des contributions substantielles aux connaissances en matière de santé publique. La dernière étude GCAT, menée dans le cadre de l'initiative COVICAT, signée par Ximena Goldberg et Rafael de Cid, met en lumière l'interaction complexe entre les prédispositions génétiques et les facteurs de stress environnementaux dans la détermination du risque de dépression, en particulier pendant le confinement lié au COVID-19.

Publié dans Rapports scientifiquesl'étude COVICAT, impliquant une cohorte espagnole de 9 218 individus de l'étude GCAT, a utilisé une approche innovante en incorporant les scores de risque poly-environnemental (PERS) ainsi que les scores de risque polygéniques (PRS) traditionnels.

Cette double analyse a permis de mieux comprendre comment divers facteurs de stress – sociaux, comportementaux et environnementaux – interagissent avec des facteurs génétiques pour influencer la gravité de la dépression.

Les principales conclusions comprennent :

  • Principaux facteurs de stress : les facteurs de stress sociaux et comportementaux ont été identifiés comme les principaux contributeurs au risque de dépression. Cette idée souligne la nécessité d’interventions de santé publique ciblées visant à atténuer ces facteurs de stress spécifiques.
  • Variance du risque : le modèle de risque complet englobant à la fois les risques génétiques et environnementaux explique 16,9 % de la variance de la gravité de la dépression, démontrant une association significative entre les facteurs de stress environnementaux et les niveaux de dépression.
  • Effets atténuants : Une interaction intéressante a été observée entre les facteurs de stress environnementaux et le risque génétique, suggérant un effet tampon potentiel des premiers sur les prédispositions génétiques.

Ces résultats sont cruciaux pour façonner les futures stratégies de santé publique. En se concentrant sur les principaux facteurs de dépression – les facteurs de stress sociaux et comportementaux – des interventions plus efficaces peuvent être conçues pour réduire le risque de dépression et promouvoir la résilience de la population.

Le confinement dû à la COVID-19 a constitué une expérience naturelle unique pour explorer ces dynamiques à grande échelle. Ce contexte a permis à l'équipe GCAT de rassembler des données précieuses sur l'interaction entre la génétique et les expositions environnementales, offrant ainsi de nouvelles perspectives sur l'étiologie de la dépression.

Décoder la dépression au milieu du COVID-19 : une analyse complète des facteurs de stress génétiques et environnementaux par GCAT

L'engagement du GCAT

En tant que projet phare de l'IGTP, GCAT se consacre à faire progresser notre compréhension des maladies complexes grâce à une recherche innovante. „Les résultats de notre étude soulignent l'importance de prendre en compte les facteurs génétiques et environnementaux lorsqu'on aborde le risque de dépression”, explique Rafael de Cid, dernier auteur de l'étude.

„Cette approche globale nous permet de développer des interventions de santé publique plus efficaces qui peuvent atténuer l'impact de la dépression sur nos communautés.”

Xavier Farré, le premier auteur de l'étude, a ajouté : « L'étude COVICAT et les circonstances entourant le confinement dû au COVID-19 ont fourni une opportunité unique d'étudier comment la génétique et les facteurs environnementaux interagissent pour influencer la santé mentale, en particulier la dépression, au niveau de la population. „

Fourni par l'Institut de recherche allemand Trias i Pujol